Description de l’épisode
Aujourd'hui, je vais vous parler d'un mystère, celui de la baisse du cours de l'or. En théorie, c'est vrai que c'est simple. Quand le monde va mal, l'or monte : en période de guerre, en période de crise, en période de panique. Dans ce genre de scénario, les investisseurs se réfugient généralement dans l'or et son prix grimpe. C'est un petit peu le b. a.-ba de la finance. Sauf que cette fois, c'est exactement l'inverse : fin janvier, l'or a battu son record historique à près de 5600 dollars l'once. Depuis, en pleine guerre en Iran, en pleine tension sur le détroit d'Ormuz, l'or est retombé autour de 4400 dollars. On pourrait se dire qu'il y a un bug dans le système mais, en réalité, c'est tout le contraire. C'est justement ça qui est intéressant à comprendre. Le premier réflexe en période de stress, ce n'est pas de se réfugier dans l'or, mais c'est de chercher du cash. Beaucoup d'investisseurs achètent à crédit, empruntent pour investir davantage. Tant que les marchés montent, tout le monde est content. Mais quand les marchés plongent, les courtiers les appellent et leur disent "remettez du cash sur la table immédiatement". C'est ce qu'on appelle un margin call, comme on dit en finance. C'est redoutable parce qu'à ce moment-là, il faut trouver de l'argent très vite. Dans l'urgence, on ne vend pas ce qu'on veut, on vend ce qu'on peut. Et, surtout, on vend ce qui a monté, ce sur quoi on a des gains à prendre. Or, justement, l'or venait de gagner plus de 60% en 2025 et avait encore bondi d'environ 25% en janvier dernier. Donc on liquide l'or pour couvrir ses pertes ailleurs, même en pleine crise, même si c'est absurde en apparence. C'est exactement ce qu'on a vu en 2008 pendant la crise financière et en mars 2020 au début du . À chaque fois, le métal jaune a d'abord baissé avant de remonter en flèche quelques semaines plus tard. Deuxième élément à garder en tête : les banques centrales. Ces dernières années, la Chine, l'Inde, la Turquie achetaient massiveme